Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Autour de la Reine, les égards et les sympathies renaissaient, sans aller jusqu'à l'enthousiasme; elle s'essayait de son mieux à réparer les gaucheries de son mari, ayant passé sa vie «à être la contenance du Roi 40», le prestige et le sourire de la monarchie; mais elle-même, toujours gracieuse et touchante, ne disposait plus à présent de ces attraits vainqueurs qui entraînent et subjuguent. Les épreuves de sa vie avaient ruiné sa santé et flétri sa beauté. En vain elle s'essayait à lutter, recourait à tous les artifices de la toilette, se contraignait pour assister à toutes les réunions, s'y montrait «habillée un peu hardiment 41», couverte de diamants, parée avec un luxe qui prêtait dans sa position à des remarques désobligeantes; en vain, surmontant ses souffrances physiques, ses angoisses morales, elle restait fidèle à cette constante préoccupation de plaire qui avait été en d'autres temps son charme irrésistible: on la discutait aujourd'hui, on faisait entre elle et l'impératrice russe des comparaisons qui ne tournaient pas toujours à son avantage, et Caulaincourt, forçant peut-être la note, résumait ainsi l'opinion générale: «On ne trouve plus la Reine belle, quoiqu'elle fasse l'impossible pour le paraître 42.»