Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Les jours suivants, on visita la ville, étincelante sous sa parure d'hiver, neigeuse et ensoleillée, et les fêtes se succédèrent sans interruption: réunions intimes et splendides galas, revues et manœuvres, soupers, concerts, bal en costume national russe, représentations françaises au théâtre de l'Ermitage, excursions en traîneau, rien ne fut omis pour diversifier les plaisirs, pour renouveler le programme ordinaire des réceptions princières, pour mettre un peu de variété dans ce qui est la monotonie même. Jamais, depuis nombre d'années, Pétersbourg n'avait vu pareil déploiement de faste, n'avait présenté autant d'animation et d'entrain. Tout le monde se laissa emporter à ce tourbillon; le travail des ministres en fut interrompu, la politique négligée; Caulaincourt se plaignait que «toutes les affaires russes fussent suspendues 34», et Napoléon, écrivant à Paris au comte Roumiantsof, lui annonçait avec une pointe d'ironie, en lui communiquant les nouvelles et les journaux de Pétersbourg, «qu'on y dansait beaucoup en l'honneur des belles voyageuses 35».