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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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En aucun temps, l'opinion n'a admis que les souverains pussent se déplacer uniquement par convenance ou plaisir; elle attribue à leurs voyages de secrets mobiles et en tire d'infinies conséquences. Dans le cas présent, si Frédéric-Guillaume et la Reine se rendaient à Pétersbourg, n'était-ce point pour émouvoir et attendrir le Tsar sur leur sort, pour le ramener à leur cause, c'est-à-dire à celle des rois opprimés et torturés par Napoléon? Dans cette visite, concordant avec le départ de Schwartzenberg pour la capitale russe, chacun voulait voir un nouvel et plus pressant effort de l'Allemagne pour arracher Alexandre à l'alliance française. Nos agents avaient beau protester contre cette interprétation et répéter par ordre «que le voyage du roi de Prusse n'avait rien qui pût déplaire à Sa Majesté, qu'il ne pouvait produire aucun mauvais effet 27», on n'attribuait à leurs paroles que la valeur contestable d'un démenti officiel. À Pétersbourg, nos ennemis se réjouissaient du voyage, nos rares amis s'en inquiétaient; Caulaincourt témoignait quelque humeur et s'armait de vigilance.

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