Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Son embarras était d'autant plus grand qu'Alexandre et Roumiantsof n'avaient jamais indiqué positivement comment on devait s'y prendre pour régler à leur gré le sort futur de la province. On pouvait tenir pour certain qu'ils n'admettraient à aucun prix une réunion totale au grand-duché. Sous réserve de ce point essentiel, que prétendaient-ils? que supporteraient-ils? que voulaient-ils empêcher? À cet égard, la note remise le 26 juillet par Roumiantsof ne faisait point la lumière. Accusant la gravité de la question galicienne, elle ne suggérait aucun moyen de la résoudre; la Russie se plaignait d'un mal torturant, demandait le remède, mais ne le désignait point. «Vous remarquerez comme moi, écrivait l'Empereur à Champagny avec quelque humeur, qu'il y a toujours de l'incertitude dans ce que veut ce cabinet: il me semble qu'il aurait pu s'expliquer plus clairement sur un projet d'arrangement pour la Galicie 155.» Dans l'ignorance où on le laissait, Napoléon flottait entre plusieurs partis et les passait successivement en revue.