Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Enfin, le 23 juillet, l'aide de camp Tchernitchef reparut à Pétersbourg: il arrivait en droite ligne du champ de bataille de Wagram, où Napoléon l'avait tenu à ses côtés toute la journée et lui avait remis la croix de la Légion d'honneur 146. Il apportait en même temps une lettre de l'Empereur. Napoléon avait mis son orgueil à ne répondre au Tsar que pour lui annoncer un triomphe, pour lui faire sentir que la France, laissée à elle-même, avait su néanmoins surmonter tous les obstacles. Cette hautaine intention perce à travers les excuses qu'il allègue; elles étaient d'ailleurs de telle nature que lui seul pouvait en présenter de pareilles. «Monsieur mon Frère, écrivait-il, je remercie Votre Majesté Impériale de ses aimables attentions pendant trois mois. J'ai tardé à lui écrire, parce que j'ai d'abord voulu lui écrire de Vienne. Après cela, je n'ai voulu lui écrire que lorsque j'aurais chassé l'armée autrichienne de la rive gauche du Danube. La bataille de Wagram, dont l'aide de camp de Votre Majesté, qui a toujours été sur le champ de bataille, pourra lui rendre compte, a réalisé mes espérances 147...»