Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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À Lublin, il montra le péril instant, l'urgente nécessité d'un secours, mais se heurta de nouveau à des refus et à des réticences: tout ce qu'il put obtenir fut la promesse que l'armée impériale franchirait le San à la date du 21. Le 18, Sandomir capitulait, sans que Galitsyne eût remué un homme pour lui venir en aide, ses divisions se bornant à couvrir par leur présence la retraite de l'armée varsovienne. «Traîtresse conduite!» s'écria Napoléon en apprenant ces scènes, et, dans son indignation, il ne put s'empêcher d'ordonner à Caulaincourt les plus fortes représentations. «La jonction des Russes à l'armée polonaise, lui fit-il écrire, ne devait-elle donc être marquée que par un revers et par la perte d'une conquête que les Polonais à eux seuls avaient su faire et conserver!» Il est vrai que la dépêche, fidèle au système de ne jamais mettre Alexandre personnellement en cause, ajoutait aussitôt: «Sans doute, ce n'est pas là l'intention de l'empereur Alexandre, mais il faut qu'il connaisse de quelle manière ses intentions sont remplies; ce sera lui rendre un véritable service que de le mettre dans le cas de se faire obéir 137.» Cependant, cette fois encore, Galitsyne n'avait fait qu'interpréter dans un sens restrictif des ordres qui laissaient toute latitude à son mauvais vouloir: «En général, disaient ses instructions, il lui est enjoint d'éviter les opérations communes avec les troupes varsoviennes et de ne leur venir en aide que d'une façon indirecte 138.»