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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Ainsi, bien que l'Empereur s'interdise toute plainte, toute récrimination, toute parole de nature à provoquer un débat dont le bruit retentirait par toute l'Europe et signalerait prématurément l'altération des rapports, il suspend effectivement l'alliance. Il prescrit à Caulaincourt de s'enfermer dans une réserve absolue, quoique courtoise; il ne veut plus rien demander ni rendre aucun service. Il retire sa main de toutes les affaires où il s'est engagé pour complaire à la Russie, reprend partout sa liberté, réserve ses résolutions à venir. Songe-t-il dès à présent à bouleverser son système aussitôt que la campagne d'Autriche aura pris fin? Songe-t-il à revenir aux traditions de notre ancienne politique, à renouer des relations avec la Suède, avec la Turquie, à faire de ces deux États, accolés à la Pologne restaurée, ses points d'appui dans le Nord? Va-t-il proposer aux Autrichiens, auxquels il a fait porter quelques paroles de paix 131, une réconciliation sur le champ de bataille? En un mot, incline-t-il à répudier l'œuvre de Tilsit et à en prendre la contre-partie? Il semble que cette pensée ait traversé pour la première fois son âme emplie d'amertume, mais elle y passa comme un éclair, sans se préciser ni se fixer.

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