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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Les conséquences de sa conduite, faciles à prévoir, ne se firent pas attendre. Surpris par l'irruption de l'armée autrichienne, qui s'avançait sur Varsovie par la rive droite de la Vistule, Poniatowski rétrograda tout d'abord. Après avoir sauvé l'honneur de ses armes dans un combat inégal, à Racsyn, il abandonna le siège du gouvernement, laissa l'archiduc entrer dans Varsovie consternée et passa avec toutes ses forces sur la rive gauche, derrière Praga, cette tête de pont qui dominait le fleuve et interdisait le passage. En choisissant cette direction pour sa retraite, il se laissait couper de l'Allemagne et de ses alliés saxons, mais il se maintenait en plein pays polonais et demeurait en contact avec les parties de la Galicie situées à l'est de la Vistule, à proximité du grand-duché. Il se gardait le moyen, tandis que l'ennemi occuperait la capitale et pousserait sa pointe au Nord, de se détourner brusquement vers le Sud, de prendre l'offensive en Galicie, de porter la guerre sur le territoire autrichien et de dégager Varsovie sous les murs de Lemberg et de Cracovie. Avant même que cette résolution hardie lui fût suggérée par le prince major général, au nom de l'Empereur, il l'adopta de son propre mouvement 113. On vit alors un spectacle étrange: les deux adversaires se tournant le dos et marchant en sens inverse; l'archiduc Ferdinand, renonçant à forcer le passage de la Vistule, se met à la descendre par la rive gauche, pousse ses partis jusqu'à Thorn et menace Dantzick; en même temps, Poniatowski remonte le fleuve par la rive droite pour se jeter en Galicie.

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