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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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C'est d'abord notre ambassadeur à Vienne, le général Andréossy, qui signale un mauvais vouloir persistant et des apprêts de guerre. Tandis que le cabinet se dérobe toujours à la reconnaissance du roi Joseph et refuse de fournir ce gage, les réserves et les milices, soi-disant convoquées pour une période d'exercices et de manœuvres, sont retenues sur pied, et toutes les forces de la monarchie demeurent mobilisées. Andréossy ne se prononce pas encore sur le caractère offensif de ces mesures, mais il constate dans la société une recrudescence de passions hostiles et surprend partout l'écho de colères qui s'enhardissent. Les salons lui déclarent la guerre; ils l'ont toujours traité en suspect; ils le traitent aujourd'hui en ennemi. Les ministres l'évitent; quant à l'Empereur, il ne lui adresse que de brèves et sèches paroles, toujours les mêmes, auxquelles l'ambassadeur répond sur le même ton: «Sa Majesté, écrit Andréossy à la date du 13 décembre, m'a demandé, suivant son usage: Que fait votre maître?--Réponse: Je n'en ai de nouvelles que par les feuilles publiques, mais je le crois à cheval. La conversation ne s'est pas engagée plus avant 9.»

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