Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Dès qu'il eut la certitude que les troupes des archiducs s'ébranlaient pour passer la frontière, il fit savoir à notre représentant qu'il rompait avec l'agresseur: «Ils payeront cher, disait-il en parlant des Autrichiens, leur folie et leur jactance 93.» Pour donner plus de poids à ces assurances, il les répéta à Caulaincourt devant témoins, en présence du cercle de familiers qu'il réunissait périodiquement à sa table. Avant de rendre publique sa déclaration de guerre, il la fit en petit comité, sous forme d'allusion et d'allégorie. Ce soir-là, il fut plus amical, plus expansif encore que de coutume avec l'ambassadeur. Il était charmé, disait-il, qu'en vue de la belle saison prochaine, M. de Caulaincourt se fût choisi une maison de campagne tout près de la sienne; l'intimité en deviendrait plus étroite et plus facile: «Je veux faire faire, disait-il, un petit télégraphe pour notre correspondance. Nous ne pouvons être plus proches voisins.