Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Il écarta l'un et l'autre de ces partis pour s'arrêter à un troisième, le pire et le moins digne de tous, à un expédient dont Spéranski paraît lui avoir suggéré l'idée 92. Tout en exprimant de justes inquiétudes sur le sort futur de l'Autriche, il ne réclama aucun engagement préalable et ne mit point Caulaincourt dans le cas d'user de ses pouvoirs. Il annonça à Napoléon une assistance sans réserve, pleine et entière, mais résolut de ne la lui prêter qu'en apparence et de n'opposer à l'Autriche qu'un simulacre de guerre. Sans répudier les obligations de l'alliance, il s'en délia subrepticement et aima mieux transgresser sa parole que de la redemander. Il fit plus: avant de combattre nos ennemis pour la forme, il voulut les rassurer sur la portée réelle de ses mesures, et nous allons l'entendre, double dans son langage comme dans sa conduite, promettre son concours à la France et son inaction à l'Autriche.