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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Ces exigences, Napoléon les avait prévues et s'était mis en mesure d'y satisfaire. Il avait autorisé Caulaincourt à signer, s'il en était positivement requis, un accord sur les conditions de la paix future; il consentait à se lier les mains dans une certaine mesure, à limiter l'essor d'une ambition qui allait se déchaîner à nouveau. Sa situation militaire, plus critique qu'il ne l'avouait, lui avait commandé cette condescendance 91. Alexandre était donc libre d'opter entre une assistance accordée d'emblée, de confiance, dans un élan chevaleresque, et une coopération conditionnelle. Il pouvait remplir ses engagements tout d'abord, s'associer au conflit et, par sa loyauté, par l'efficacité de son action, se mettre en droit de parler haut quand viendrait l'heure de régler la destinée du vaincu et de remanier la carte; il pouvait aussi prendre dès à présent ses sûretés, obtenir de Napoléon des assurances contre le démembrement de l'Autriche, contre le rétablissement de la Pologne, quitte ensuite à entrer franchement dans la lutte dont il aurait à l'avance circonscrit les résultats.

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