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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Dans une autre conférence, Caulaincourt revient à la charge; mieux armé, fort des lettres qu'il a reçues directement de Napoléon, il essaye d'entrer en matière sur le plan de campagne; il lit, commente les passages, de haute et impétueuse allure, où l'Empereur propose à son allié de cimenter leur union par la confraternité du champ de bataille, lui donne rendez-vous devant l'ennemi, à Dresde ou à Vienne. «À Dresde, répond Alexandre, il est trop tard. Ce serait paralyser mes moyens par des marches, pendant qu'ils peuvent être plus utilement employés. Puis, ce serait découvrir toute ma frontière. Nous parlerons, du reste, de cela un de ces jours. C'est aujourd'hui vendredi saint. Vous savez que jusqu'après Pâques, nous avons une foule de devoirs religieux prescrits par notre rite. Je ne puis donc vous parler d'affaires aujourd'hui, mais ce sera très incessamment. Aujourd'hui, je ne voulais que vous voir et vous dire ce que je sais sur la Suède 90.» Et il transporta son interlocuteur sur les bords de la Baltique, où la scène avait soudainement changé. À Stockholm, les chefs de l'armée et de la noblesse, fatigués d'obéir à un roi en démence, avaient détrôné Gustave IV et décerné la régence à son oncle, le duc de Sudermanie. Cette révolution, avec ses détails dramatiques ou piquants, venait à point pour nourrir la conversation avec l'ambassadeur de France et la tenir éloignée des frontières autrichiennes.

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