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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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D'abord, le retour de Roumiantsof donna lieu à une scène caractéristique. La première fois qu'il se retrouva avec notre ambassadeur à la table du souverain, le ministre voyageur dut raconter par le menu son séjour à Paris, Alexandre se plaisant à le faire parler, à relever dans ses discours tout ce qui pouvait charmer l'amour-propre d'un Français. Le comte comprit et joua parfaitement son rôle. Déjà le bruit de ses propos enthousiastes sur Napoléon courait la ville: on citait ce mot de lui: «Lorsqu'on cause avec l'empereur Napoléon, on ne se trouve d'esprit que ce qu'il veut bien vous en laisser 84.» Chez le Tsar, Roumiantsof dispersa ses éloges sur tous les membres de la famille impériale et du gouvernement; il n'omit rien et n'oublia personne. «Il ne cessa de parler de Paris, soit dans le salon avant le dîner, soit pendant le dîner. Il parla aussi beaucoup de Malmaison, de l'Impératrice, de sa grâce, de la reine de Hollande, de son amabilité, de sa bonté, de la beauté de la princesse Pauline, de la grande et belle représentation de la cour. Il parla ensuite des ministres, cita l'esprit de M. Fouché, l'amabilité, le génie de M. le prince de Bénévent, l'agrément de sa société. (Depuis l'événement du 28 janvier, ces compliments manquaient singulièrement leur but.) Il ne tarit pas en éloges sur tout, répéta plusieurs fois: «C'est à Paris que doivent aller tous ceux qui veulent apprendre quelque chose en quelque genre que ce soit...» L'Empereur ramenait continuellement la conversation sur Paris. Le comte la soutenait en homme qui pénétrait l'intention obligeante de son maître. L'Impératrice s'en mêla plusieurs fois 85...»

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