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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Il essaya cependant, jusqu'au dernier moment, de le convaincre et de l'endoctriner. Le comte allait monter en voiture, lorsque M. de Champagny se fit annoncer. «Je l'ai trouvé, écrivait le ministre français 76, déjeunant et ses chevaux attelés.» Le but de la visite était de lui dénoncer un nouveau méfait de l'Autriche: la part prise par cette cour à la paix qui venait d'être signée aux Dardanelles entre la Porte et l'Angleterre; nos agents à Constantinople avaient acquis la preuve de ses efforts pour rapprocher les Turcs de nos ennemis, pour les attirer dans une ligue antifrançaise, et saisi là un des nœuds de la coalition en train de se former. Ému de ces renseignements, Roumiantsof parut emporter de Paris quelques velléités d'agir, qui ne tinrent pas contre les réflexions de la route. Arrivé près de la frontière russe, il reçut des lettres de son maître qui l'autorisaient, qui l'invitaient, dans une certaine mesure, à revenir sur ses pas ou à se porter vers Vienne. Il n'en tint compte, continua sa route et rentra à Pétersbourg dans le milieu de mars.

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