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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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C'était attribuer trop d'efficacité à quelques propos émollients, et la véritable cause de l'accalmie était que la guerre apparaissait à Napoléon un peu moins certaine. D'abord, il s'était repris, durant quelques jours, au fugitif espoir d'atteindre à la source même de toutes les complications, de nouer avec Londres une négociation sérieuse; il «avait cru entrevoir la possibilité, écrivait Champagny à Caulaincourt, de faire une nouvelle démarche pour la paix auprès de l'Angleterre 70». Très rapidement, ce fil lui avait échappé, mais de nouveaux avis de Vienne avaient rectifié les précédents, cause d'une alerte prématurée. Aujourd'hui, Andréossy reconnaissait s'être trop hâté de donner l'éveil: dans ce qui se passait sous ses yeux, il ne voyait plus que la continuation des préparatifs entamés depuis dix mois et qui se poursuivaient sans s'accélérer 71.

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