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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Dans la campagne imminente, il paraissait désirer plutôt qu'espérer la coopération de la Russie. Au reste, si ses alliés le laissaient sans secours, il se suffirait à lui-même et de son épée trancherait la querelle. Les soldats improvisés de l'Autriche, mal équipés, à peine habillés, ces «soldats tout nus», ces masses armées que l'on jetait sur son chemin, ne lui faisaient pas peur; d'un revers de main, il abattrait l'Autriche et la jetterait à ses pieds: «Elle veut un soufflet, je m'en vais le lui donner sur les deux joues, et vous allez la voir m'en remercier et me demander des ordres sur ce qu'elle a à faire 67.» Mais il ne pardonnerait plus et serait impitoyable; il parlait de mettre l'Autriche en pièces, conviant la Russie au partage des dépouilles. À ces violences, Roumiantsof répondait avec assez d'à-propos; il faisait ses réserves, risquait des objections sous une forme enveloppée, et aux métaphores de son fougueux interlocuteur en opposait d'autres: «Je donnerai des coups de bâton à l'Autriche, disait Napoléon.--Sire, ne les lui donnez pas trop fort, sans quoi nous nous verrions obligés de compter les bleus 68.»

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