Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Toutefois, voyant la Russie s'agiter et se soulever à demi, craignant de ce côté une diversion, il tient à se mettre en mesure de la repousser ou de la prévenir. S'il n'envoie pas encore un soldat de plus au delà du Rhin, s'il laisse son armée d'Allemagne réduite aux trois divisions de Davoust, il croit devoir prendre «à tout événement 542» certaines précautions stratégiques. Sous ce point de vue, il considère d'un œil plus vigilant le duché de Varsovie, sa vedette dans le Nord, et s'occupe de le mettre à l'abri d'une surprise. Très secrètement, il demande au Roi grand-duc de lui faire connaître l'état des troupes, la situation des places, la quantité d'armes existant dans le pays: «Dans le temps où nous vivons, écrit-il, les circonstances commandent la prudence 543.» Il désigne les points à fortifier, Praga, en avant de Varsovie, Modlin, sorte de réduit central où peut s'appuyer et se prolonger la résistance. Fait plus grave, il offre au Roi de lui fournir et de diriger sur Varsovie trente mille fusils qui seront, le cas échéant, distribués à la population 544. Fidèle à ses vues sur la Pologne, ne reconnaissant en elle qu'un instrument de circonstance, un outil de combat, il songe moins à la façonner en nation qu'à l'organiser en armée. À l'aspect du péril qu'il voit poindre à l'horizon, il éprouve le besoin de mieux assurer sa première ligne de défense et de fortifier ses avant-postes.