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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Dans la campagne qu'il mène, il a pour principal auxiliaire une femme, la princesse Bagration. Ce rôle politique auquel plusieurs grandes dames russes aspiraient alors, où d'autres se sont exercées depuis, la princesse Bagration le jouait réellement. Certains hommes de notre époque ont pu connaître et observer sur son déclin cette célébrité mondaine et diplomatique; ils l'ont vue se survivre à elle-même, obstinément attachée aux traditions et aux usages d'autrefois, fidèle aux toilettes vaporeuses, à l'élégance maniérée et aux attitudes languissantes qui avaient le don de plaire dans le commencement du siècle, offrant le type attardé d'un temps qui avait été celui de sa jeunesse et de ses exploits. En 1810, elle avait le premier salon de Vienne: elle y réunissait, en l'absence d'un mari d'ordinaire invisible, ses fidèles, ses adorateurs, ses courtisans. Dans ce cercle de privilégiés, où nul profane n'était admis, l'opinion et la mode se faisaient; il y était décidé souverainement quelles étaient les relations permises, qui l'on pouvait voir et qui l'on devait éviter; il y était décrété que l'ambassade française n'était pas de bon ton, que la fréquenter de trop près serait manquer aux principes, aux convenances, et tout le monde de se conformer à cet arrêt, moins encore par conviction que par genre, par respect humain, par crainte du blâme ou des sarcasmes: «On eût tourné en ridicule quiconque eût été vu en société intime chez l'ambassadeur de France 528.»

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