Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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À Vienne, il est inutile de se le dissimuler, hormis l'Empereur, hormis le cabinet, qui vient de s'offrir, tout demeure ou redevient hostile, au moins dans les hautes classes, et cette opposition de la noblesse, dans le plus aristocratique des États, laisse notre crédit vacillant et précaire, sans autre base que la volonté d'un monarque irrésolu et l'existence fragile d'un ministère. C'est la situation de Pétersbourg après Tilsit, avec les mêmes dangers, les mêmes particularités choquantes. Notre ambassadeur, qui représente le premier potentat du monde et le gendre de l'Empereur, n'a point de situation en dehors d'un cercle étroit et purement officiel. Cordialement accueilli à la Burg, craint et flatté par les ministres, il est à peine subi par la société, où brillaient et régnaient naguère les fringants ambassadeurs de la royauté française. M. Otto souffre de cette différence, sans oser la signaler ouvertement à Paris; mais des avis particuliers en informent très crûment l'Empereur: «L'éloignement pour l'ambassade de France, écrit l'un des secrétaires au duc de Cadore son parent, est toujours le même: M. Otto, malgré les prévenances et les frais qu'il fait avec toute la mesure possible, n'a encore pu vaincre cette réserve qui est inséparable des personnes qu'il désirerait voir dans sa société habituelle et dont il pourrait tirer quelque avantage. Il ne réussira donc pas à remettre la maison de l'ambassadeur de France à Vienne sur le pied où elle était du temps de M. de Noailles et du baron de Breteuil 524.»