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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Il avait déjà fait toucher mot de cette hypothèse par son ambassadeur à Vienne 519. Dans ses entretiens intimes avec Metternich, il fut plus net, plus carré: «Si les Russes, dit-il, devaient vouloir rompre nos engagements en les excédant, je me croirais libre, et vous pouvez compter sur moi de toutes manières 520.» D'ailleurs, il n'entendait point agir par surprise et fit à Pétersbourg sa profession de foi: «Je verrai avec plaisir, écrivait-il, que la Turquie fasse sa paix en cédant la rive gauche du Danube, cela me convient. Mais la Russie violerait ses engagements avec moi, si elle gardait quelque chose sur la rive droite et si elle se mêlait en quelque chose des Serviens. Autant je vois avec plaisir la Russie finir avec la Turquie, autant je me montrerais peu satisfait si elle gardait la rive droite; une seule place forte retenue par la Russie sur la droite du Danube annulerait l'indépendance de la Porte et changerait entièrement l'état des choses.» Malgré tous les efforts de l'Autriche pour le faire dévier du terrain d'Erfurt, il continuait à s'y placer, s'y maintenait opiniâtrement, mais se refusait à le dépasser d'une ligne.

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