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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Dès à présent, il croyait devoir ménager aux Autrichiens quelques consolations moins hypothétiques pour le chagrin qu'il leur causait. Se rencontrant, sans le savoir, avec l'empereur Alexandre, il leur offrait un protectorat sur la Serbie; il les engageait à se mêler aux affaires de ce pays, à y étendre leur influence, à glisser au besoin quelques troupes dans Belgrade 517. Enfin, il était un point sur lequel il admettait éventuellement un concert immédiat de mesures. Grisés par leurs succès, voyant à leurs pieds la Turquie défaillante, les Russes n'allaient-ils pas dépasser la limite qui leur avait été tracée? Ne s'enhardiraient-ils point jusqu'à réclamer des Turcs, outre les Principautés, quelques territoires sur la rive droite du Danube? Ne prétendraient-ils pas conserver au delà du fleuve certains points stratégiques, des forteresses à titre de gage, des têtes de pont, le moyen d'annuler cette grande barrière qui allait devenir l'unique sauvegarde de l'empire ottoman? Le cabinet de Pétersbourg avait promis en 1808 de se contenter des Principautés et de ne point toucher au reste des possessions ottomanes: respecterait-il cet engagement dans sa lettre et son esprit? «Je veux le croire, disait Napoléon à Metternich; mais l'appétit vient en mangeant, et je ne me permets plus de suivre les calculs du comte de Romanzof 518.» Pour le cas où la Russie témoignerait la moindre velléité d'empiéter sur la rive prohibée, son parti était pris: il se mettrait résolument en travers de ce dessein et prononcerait aussitôt son évolution vers l'Autriche.

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