Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Moins nombreux que l'autre, recruté dans un milieu social moins élevé, ce parti l'emportait depuis le mariage dans le conseil du souverain; il détenait le pouvoir, mais n'avait pas eu le temps de s'y affermir. Si l'empereur François semblait incliner de bonne foi vers la France, nos adversaires ne négligeaient aucun effort pour le ressaisir. Ils le poursuivaient à toute heure, en tout lieu; c'était contre le repos de ce monarque, las de politique et ami de ses aises, une conspiration permanente. Pendant un récent voyage en Bohême, il avait été en butte à de continuels assauts. Allait-il aux eaux de Baden, près de Vienne, chercher la santé et la solitude, il voyait surgir autour de lui des émissaires dont les propos le laissaient incertain et troublé. Conscient de sa faiblesse, peu sûr de lui-même, il eût voulu qu'un engagement en bonne forme avec Napoléon le mît en garde contre ses propres défaillances et contre d'importunes obsessions; il aspirait à se lier, à s'enchaîner, à abdiquer un libre arbitre dont il craignait de faire mauvais usage. Il disait à notre ambassadeur: «Les intrigues n'auront un terme que lors de la signature d'un traité d'alliance 506.» Profitant de ces dispositions, le parti Metternich fit décider que des paroles positives seraient adressées à Napoléon et son intervention sur le Danube officiellement requise.