Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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En l'apercevant, Napoléon congédia tout le monde. Aux premiers mots de l'Autrichien, il alla chercher une carte, qu'il apporta toute déployée. Des épingles, piquées sur la partie représentant le bassin du Danube, indiquaient les positions des belligérants, la direction des différents corps, et prouvaient avec quel intérêt l'Empereur suivait les opérations de la guerre russo-turque. D'après les renseignements fournis par Metternich, il déplaça ses épingles, marqua les progrès des Russes; ceci fait, il resta plus d'un quart d'heure à examiner la carte, à se rendre compte, sans dire une parole, attendant de s'être bien pénétré de la situation nouvelle pour en tirer les conséquences. Tout d'un coup, il lança son diagnostic; la campagne était perdue pour les Turcs; il ne leur restait qu'à souscrire aux exigences du vainqueur. Il dit avec quelque émotion: «Voilà la paix! oui, c'est la paix, les Turcs sont forcés de la faire. Eh bien! c'est, comme je vous le disais dernièrement, l'alliance entre la France et l'Autriche; nos intérêts sont communs.» Et il répéta plusieurs fois: «Oui, voilà l'alliance véritable entre nous, une alliance basée sur des intérêts communs, la seule durable 501.»