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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Outré de cette déconvenue, Schouvalof songea un instant à s'acharner, à tenter d'autres voies, à agir malgré et contre Metternich. N'existait-il pas à la cour de Vienne, dans ce milieu étrange où se croisaient tant d'influences diverses, quelques intermédiaires des deux sexes à employer auprès du maître? L'Empereur aimait sa femme, appréciait fort l'archiduchesse Béatrice, sœur de l'Impératrice, gardait un reste d'affection au vieux Metternich, consultait volontiers le comte Zichy et témoignait toujours d'une inconcevable faiblesse pour son secrétaire Baldacci, considéré comme le mauvais génie de la dynastie. Schouvalof songea successivement à ces divers personnages et à d'autres encore. Toutefois, les ayant passés en revue, il se convainquit qu'aucun ne présentait les conditions voulues pour mener à bien l'opération délicate qui serait confiée à ses soins, pour mettre en échec le crédit du puissant ministre; les quelques coups de crayon qu'il consacre à chacun d'eux, dans une dépêche irritée où il se déclare obligé de quitter la partie, composent un tableau peu flatteur de l'entourage du monarque: «L'Impératrice, dit-il, a beaucoup d'esprit et voudrait se mêler des affaires, mais son auguste époux l'en éloigne. Le prince de Metternich n'ira pas directement contre son fils; de plus, il ne dira jamais à l'Empereur que la leçon qu'il aura étudiée, et encore en oubliera-t-il la moitié. Hudelist ne peut quelque chose qu'auprès du prince. L'archiduchesse Béatrice craint de se mêler des affaires et de voir son nom dans le Moniteur. Le comte de Sickingen pourrait parler, mais il est bien avec des personnes qui tiennent au comte de Metternich. Tout le reste n'y peut rien, excepté Zichy, qu'il faudrait acheter, et Baldacci; ce serait le dernier moyen à employer 607.»

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