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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Averti de ce qui se préparait, Metternich ne perdit pas un instant pour se jeter à la traverse. Il ne fit que toucher barre à Vienne, courut en Styrie où se trouvait l'empereur François, obtint que le faible monarque considérât comme non avenu le rapport «provisoire» du ministre intérimaire et qu'il décidât le rejet des propositions russes. Là-dessus, Metternich rentra à Vienne, vit Schouvalof, et, dans un langage très doux, très courtois, fleuri d'expressions gracieuses, mais au fond parfaitement net, coupa court aux espérances de cet envoyé. L'Autriche, dit-il, n'était en position de contracter d'engagement avec personne. Il affirmait--et c'était vrai--n'avoir rien signé avec la France; il prétendait que ses préférences de principe et ses inclinations de cœur le portaient vers Pétersbourg, mais le moment était-il venu de trahir et de manifester ces sentiments? Entre les souverains autrichien et russe, l'amitié était de fondation, la confiance reposait sur de longues traditions d'intimité et des intérêts communs: qu'était-il besoin de se compromettre par un traité, qui n'échapperait pas à Napoléon? Quant à l'échange des territoires, Metternich le déclina avec autant d'énergie que Schouvalof en mit à le proposer. En somme, il rompit les pourparlers, reconquit ainsi la pleine liberté de ses mouvements et dégagea l'Autriche des liens où elle allait maladroitement s'emprisonner 606.

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