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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Acceptant le fait accompli, il se mit en devoir d'attester à la Russie qu'il n'y avait pris aucune part. Cette fois, il ne se borna point à de simples assurances, voulut fournir des preuves et se justifier pièces en main. Il communiqua au Tsar sa correspondance avec le roi de Suède, qui avait eu trait exclusivement au prince d'Augustenbourg; il signala le rappel de Desaugiers comme une satisfaction donnée à son allié; il fit insérer au Moniteur un article contenant le récit exact des incidents survenus à Œrebrö. Il mandait en même temps à Champagny: «Vous écrirez au duc de Vicence que je ne suis pour rien dans tout cela, que je n'ai pu résister à un vœu unanime, que j'aurais désiré voir nommer le prince d'Augustenbourg ou le roi de Danemark. Vous appuierez sur ce que cela est l'exacte vérité, qu'il doit donc le déclarer d'un ton noble et sincère sans y revenir; que si l'on élevait quelque doute, il doit continuer à tenir le même langage, car cela est vrai, et qu'on doit toujours soutenir la vérité 593.» Cependant, quelque soin qu'il mît à accentuer et à multiplier ses protestations, il ne s'abusait guère sur leur portée: il se rendait compte que la Russie y ajouterait peu de foi, qu'elle se sentirait dans tous les cas surveillée et serrée de plus près par la puissance française, et qu'un pas nouveau, peut-être décisif, venait d'être franchi dans la voie de la désaffection.

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