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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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L'Empereur l'écouta d'abord avec quelque incrédulité et eut peine à prendre au sérieux cette candidature inopinée. Pourtant, lorsque les Suédois de Paris lui eurent fait parler par diverses personnes de son entourage, dont ils s'étaient acquis le concours, il prit leur demande en plus mûre considération: il y avait là un élément nouveau qui surgissait; convenait-il de l'écarter péremptoirement ou de s'en servir? Quant à appuyer ouvertement ou même secrètement le prince de Ponte-Corvo, l'Empereur n'y pensait point: il n'avait nulle envie d'exaspérer les Russes et de les pousser à bout, ce qui arriverait s'il plaçait de sa main à leurs côtés, en la personne d'un maréchal, non plus seulement l'influence française, mais la France elle-même. Ce point mis hors de cause, irait-il plus loin? Interdirait-il à Bernadotte toute candidature? Au contraire, le laisserait-il agir, sans le patronner ni le combattre, et lui permettrait-il de courir l'aventure à ses risques et périls? À chaque parti il reconnaissait des avantages, des inconvénients, qui se plaçaient devant lui en opposition et en balance 572.

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