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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Parmi les maréchaux, leur choix s'était très naturellement porté sur le seul que la Suède connût autrement que de réputation. Pendant la campagne de 1807, Bernadotte, prince de Ponte-Corvo, avait eu à combattre les Suédois en Poméranie; il s'était montré envers eux adversaire courtois, vainqueur généreux; plus tard, en 1808, chargé d'opérer une descente en Scanie, tandis que les Russes attaquaient la Finlande, il avait mis à profit le vague de ses instructions pour respecter le territoire suédois; il avait préféré ménager d'anciens alliés plutôt que de vaincre à leurs dépens, et son inaction, qui avait fort déplu à Pétersbourg, lui avait valu en Suède un commencement de popularité. C'était donc lui qu'avaient principalement en vue M. de Mœrner et ses amis, et le jeune lieutenant, avec la confiance téméraire de son âge, s'était offert pour sonder le terrain à Paris, pour proposer au maréchal de nouvelles destinées et solliciter l'adhésion du gouvernement français, pour convaincre Bernadotte et Napoléon 569.

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