Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Au milieu de cette confusion et de ces dangers, la Suède cherchait désespérément un point où se reprendre, où rattacher ses destinées chancelantes, et sa grande préoccupation était de se refaire une dynastie, de se donner une race de rois qui succéderait à la branche cadette des Wasa, après la mort de Charles XIII, et de greffer un rameau vivace sur cette tige desséchée. Le 14 juin 1809, les États avaient choisi pour héritier de la couronne Charles-Auguste d'Augustenbourg, beau-frère du roi de Danemark. Par lui-même, ce prince n'avait rien qui pût séduire et enlever les cœurs 565; mais la Suède voyait en lui la promesse d'un sort plus assuré, le gage de l'indépendance nationale, et il n'en avait pas fallu davantage pour qu'elle l'entourât de sollicitude et de respects. En ce moment, comme l'adversité s'acharne à frapper les malheureux, un coup de foudre inattendu vint fondre sur la Suède, et ce fut à l'époque même où Napoléon la mettait plus impérieusement en demeure de le satisfaire. Le 28 mai 1810, pendant une revue, le prince d'Augustenbourg tomba de cheval, frappé d'un mal subit, et mourut sur la place. Cette catastrophe, trop soudaine pour être attribuée par la douleur populaire à des causes naturelles, remettait en suspens l'avenir de la Suède et le livrait à toutes les incertitudes.