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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Au printemps, la Hollande, menacée d'annexion, n'a obtenu un sursis et prolongé son existence qu'en cédant ses provinces cisrhénanes, en promettant de s'employer énergiquement contre l'Angleterre, en acceptant les plus onéreuses servitudes. Le Roi a signé ce pacte, mais ne se résout point à l'observer. Les rapports demeurent tendus, envenimés, jusqu'à ce que Louis-Napoléon, n'osant résister ouvertement à son frère et ne se résignant point à violenter ses sujets, s'efface et disparaisse. Le 9 juillet, Napoléon prononce par décret la réunion de la Hollande, l'enlace aussitôt de ses douanes et l'interdit aux Anglais. Pour cette suppression d'un État deux fois séculaire, il ne fournit aux autres cours et en particulier à celle de Russie que de brèves explications. De son côté, Alexandre garda le silence: «il ne me dit pas le mot sur la Hollande», écrivait Caulaincourt 559. Quelque ému que fût le Tsar de cette spoliation, il ne crut pas devoir protester; l'intérêt de la Russie n'était pas suffisamment en cause, et le coup avait frappé trop loin d'elle.

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