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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Derrière ce réseau d'intrigues que la Russie jetait autour d'elle pour couvrir ses approches, elle commençait à préparer ses moyens militaires, et peu à peu, dans le plus profond secret, se mettait sous les armes. Dès août 1810, Alexandre avisait aux dispositions stratégiques à prendre en cas de rupture, et il permettait à un officier allemand de lui adresser un plan de campagne contre la France 555. Dans le même temps, un bruit sourd s'élève de toutes les provinces baltiques et lithuaniennes: c'est le bruit d'une population occupée à remuer des terres, à réparer et à armer des places, à développer leur enceinte, à les lier les unes aux autres par de longues chaînes d'ouvrages; il s'agit avant tout d'organiser en deçà des frontières un vaste système de fortifications, de protéger les parties centrales de l'empire, de couvrir les deux capitales, de barrer les routes d'invasion. Tout se fait avec hâte, avec fièvre; ce ne sont point des mesures d'utilité permanente, mais de précaution immédiate, les préparatifs d'une guerre en vue. À l'instant où Napoléon invite pour la première fois les Varsoviens à se retrancher, certains témoignages nous montrent les travaux russes en pleine activité à Dunabourg, à Riga, où ils se poursuivent «nuit et jour, par ordre supérieur 556». Le mois suivant, en septembre, le long de la Dwina et du Dniéper, dans l'intervalle qui sépare les deux fleuves et marque le point vulnérable de l'empire, des profils de redoutes, des formes de camps retranchés surgissent du sol et rapidement s'ébauchent.

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