Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Dans le même esprit, il s'occupait avec un soin plus vigilant de ses sujets polonais: il passait à leur égard par des alternatives de sévérité et de clémence, voulant à la fois étouffer en eux toute velléité de révolte et se les attacher. Cette tactique était de bonne guerre; ce qui l'était moins, c'était la façon dont il continuait à s'expliquer avec les Polonais sur le traité: ce pacte de mort qu'il n'avait pu surprendre à l'Empereur, il feignit de l'avoir obtenu. Le bruit fut répandu par les autorités russes que le traité avait été signé, que Napoléon avait ainsi abandonné les Polonais, qu'il les avait livrés et vendus, qu'il s'était rendu à jamais indigne de leur sympathie. Après avoir signalé les efforts divers de la propagande antifrançaise, un de nos agents à Varsovie ajoutait: «Un autre moyen de découragement employé par les Russes et qui même a de l'influence ici, c'est la publication d'une convention secrète conclue à Pétersbourg par laquelle l'Empereur promet à la Russie de ne jamais travailler au rétablissement de la Pologne, de retirer le subside pour sept mille hommes de l'armée du grand-duché et de s'opposer à de nouvelles distributions de croix de Pologne. Les deux derniers articles se réalisant, cela fait croire à l'existence et donne quelques inquiétudes. J'ignore ce qui en est, mais ce que je puis assurer, c'est que toutes les lettres des provinces russes polonaises en parlent 554.»