Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Schouvalof fit part à son gouvernement de ses espérances: pour réponse, il reçut de pleins pouvoirs avec de chaleureuses félicitations. «Sa Majesté, lui écrivait Roumiantsof le 29 juillet, a observé avec une satisfaction particulière l'opinion que vous énoncez sur ce que le moment actuel serait propice à resserrer les liens d'amitié qui subsistent entre les deux anciennes cours impériales: c'est là tout ce que Sa Majesté désire, parce qu'elle a toujours été persuadée de l'utilité réelle qui doit réciproquement en résulter. Les instructions dont elle vous a muni, ainsi que tout ce que depuis j'ai eu l'honneur de vous écrire par son ordre, font également foi du désir bien sincère de ce souverain d'effacer jusqu'au souvenir de la mésintelligence momentanée qui a divisé les deux cours, et de rétablir dans toute leur étendue ces anciennes relations de bonne amitié qui les ont unies pendant si longtemps. Tout ce que vous ferez pour vous rapprocher de ce but ne peut manquer d'être très agréable à Sa Majesté 548.» Ainsi, renouvelant ses moyens, la Russie revient à la charge et réitère ses tentatives. Schouvalof va se mettre à l'œuvre; toutefois, opérant dans des parages dangereux, semés d'écueils, il ne s'aventurera qu'avec prudence, en sondant le terrain, et nous n'aurons à signaler que dans quelques semaines le résultat de ses manœuvres.