Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Vis-à-vis de Napoléon, il affecte désormais un air de résignation calme, presque souriante, et les rapports reprennent une apparente sérénité, à l'instant où la mésintelligence devient plus profonde et où l'abîme se creuse. Alexandre n'insiste plus sur le traité; il évite de reproduire ses demandes; il ne parle presque plus de la Pologne, laisse Napoléon «quereller Roumiantsof 545» sans prendre fait et cause pour son ministre. Toutes ses paroles sont pleines de douceur et même de cordialité: «Je veux la paix, dit-il, je veux l'alliance 546.» Ces protestations ne l'empêchaient pas de nous disputer âprement le terrain à Vienne et à Varsovie, soit à l'aide de sa diplomatie officielle, soit par de mystérieux intermédiaires. Lorsque ses agents le compromettaient par un zèle trop bruyant, il les désavouait, les rappelait, mais les remplaçait par d'autres, sans perdre un instant de vue le but poursuivi.