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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Cette gaucherie ressortait davantage par le naturel parfait, l'aisance pleine de dignité avec laquelle Metternich recevait les félicitations et les hommages; il apparaissait rayonnant, se prodiguait avec complaisance, savait se mettre partout en bonne place et au premier rang. Il en donna très promptement la preuve. Comme les divers actes de la cérémonie devaient se succéder sans interruption et retenir au château pendant toute la journée les invités de l'Empereur, le comte Regnaud de Saint-Jean d'Angély avait fait préparer une élégante collation dans l'une des salles affectées aux travaux du Conseil d'État, où il présidait la section de l'Intérieur. Cette attention prévoyante était surtout à l'adresse du corps diplomatique; les Autrichiens furent les premiers à en profiter. Pendant le repas, une inspiration subite vint à Metternich: ce grand seigneur ne dédaignait point au besoin les manifestations publiques et savait à son heure parler aux foules. Il prit son verre, s'approcha d'une fenêtre ouverte, qui donnait sur les cours noires de peuple, emplies d'une multitude curieuse et frémissante, et se montrant avec affectation: «Au roi de Rome!» dit-il en levant son verre 431.

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