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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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L'attitude finale de la Russie dément l'explication généralement donnée de ses lenteurs premières. Il a été écrit et répété jusqu'ici, d'après des témoignages incomplets, que l'empereur Alexandre, sans se refuser en principe au mariage, avait voulu seulement en composer le prix d'un grand avantage politique. En suspendant sa réponse, en se faisant prier, il n'eût eu d'autre but que de peser sur la détermination de son allié et d'obtenir sans retard, en échange de la grande-duchesse, la ratification de l'acte conclu contre la Pologne. Le Tsar se fût exécuté de bonne grâce, si la France l'avait contenté, et il eût, en fin de compte, fait dépendre sa propre décision de celle qui serait prise à Paris 380. Ses dernières conversations avec Caulaincourt, tenues à une époque où il était matériellement impossible de savoir si la convention avait été ou non ratifiée, ne laissent plus de place à cette hypothèse. Si l'empereur Alexandre avait lié les deux questions, celle de la Pologne et celle du mariage, il aurait attendu que Napoléon eût statué sur la première pour trancher lui-même la seconde; sans satisfaire immédiatement nos espérances, il les eût entretenues jusqu'au bout et ne les eût pas à la fin découragées; il eût prolongé, ralenti la négociation, mais ne l'eût pas rompue. En réalité, offensé et alarmé des avantages conférés au duché de Varsovie, il se croyait droit dans tous les cas à une sûreté qui serait en même temps une réparation; entre l'engagement exigé de lui et celui auquel il prétendait, il n'admettait nullement la connexion intime, le caractère compensatoire que Napoléon avait voulu certainement établir.

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