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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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L'Impératrice belle-mère de Marie-Louise, malgré son peu d'inclination pour la France, savait se contraindre et trouver des mots aimables. Quant à l'Empereur, il ne doutait point du bonheur réservé à «sa fille bien-aimée»; il voyait s'ouvrir devant les deux peuples un avenir de prospérité et de concorde; il exprimait l'espoir que par la suite les liens se resserreraient encore, et ses déclarations valaient surtout par l'intonation, par le sourire qui les accompagnait, par «ce quelque chose de cordial et d'affectueux 418» qui était en lui et qui expliquait sa persistante popularité. Il n'était point jusqu'à Marie-Louise qui, surmontant sa réserve de fiancée, ne sût placer discrètement sa note. À un dîner de gala, elle disait au comte Otto, assis à sa droite, qu'elle voulait être une épouse soumise et dévouée: elle annonçait des goûts simples et sérieux, ne demandait que des distractions innocentes, la permission de perfectionner son talent de musicienne et de peintre, ajoutant «que tout lui convenait, qu'elle pouvait se faire à toutes les manières de vivre, et qu'elle se conformerait entièrement à celle de Sa Majesté, n'ayant rien tant à cœur que de lui complaire 419».

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