Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Il partait de là pour insinuer que Napoléon avait éprouvé sans doute le besoin de renouveler ses affections et voulu tâter d'autres alliances; à cet égard, la Russie savait à quoi s'en tenir, mais elle ne nous rendrait pas la pareille. Dans l'espoir que sa constance lui ramènerait l'infidèle, elle demeurait incorruptible, toujours dévouée; elle ne voulait pas se demander si la conduite adoptée vis-à-vis d'elle n'excuserait point certaines défaillances: «On ne peut pas dire, continuait Roumiantsof, que l'alliance nous sourit. Aujourd'hui, cependant, vous nous devez cette justice, monsieur l'ambassadeur, de reconnaître que rien n'a changé et que nous y tenons comme précédemment, et cela par la raison qu'elle est utile au bien-être de tous. Aussi continuerai-je à veiller à son maintien, dans la ferme conviction que l'empereur Napoléon y reviendra. La preuve que nos intentions sont droites et que nous sommes plus que personne, et comme personne n'y sera, dans le système, c'est que nous ne changeons pas. On frappera à la porte des autres. L'empereur Napoléon, par cette expérience même, nous appréciera et verra que tout est en notre faveur 407.»