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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Tout concourait d'ailleurs à fortifier en lui cette crainte, l'attitude des gouvernements comme le langage des salons et des villes. Le cabinet de Vienne, prévenant naguère jusqu'à l'obséquiosité, prenait tout à coup des airs dégagés, un ton de dignité froide et de raideur dédaigneuse; si Metternich s'efforçait de rassurer d'autres États, la Prusse et la Porte Ottomane nommément, sur les suites du mariage, s'il leur laissait entendre que l'Autriche ne songeait point à s'indemniser de ses pertes aux dépens de ses voisins, il ne se pressait point de tranquilliser la Russie, à laquelle il gardait rancune depuis 1809; il se faisait une règle de témoigner à cette cour «la plus parfaite impassibilité, et, sans montrer de l'humeur, le mépris que nous avons voué à sa conduite dans les derniers temps 404». À cette hauteur subite de l'Autriche s'ajoutaient, pour mieux jeter le trouble dans l'âme désemparée d'Alexandre, des condoléances et des avances significatives, venues d'autre part. L'Angleterre, tenant pour rompu l'accord qui le liait à l'Empereur, s'offrait à lui servir de consolatrice; elle lançait des agents secrets, s'essayait à renouer, «frappait à toutes les portes 405», et murmurait tout bas que la Russie, répudiée par la France, n'avait plus qu'à chercher refuge auprès de ses anciens et véritables amis. Ce fut au milieu de tous ces indices également inquiétants qu'éclata à Pétersbourg la nouvelle qui semblait en porter confirmation: à l'instant où il s'était fiancé avec l'archiduchesse, Napoléon avait refusé de ratifier le traité passé contre la Pologne et prétendu lui en substituer un autre.

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