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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Les échos de Vienne, comme ceux de Paris, portés jusqu'à Pétersbourg, augmentèrent l'émoi jeté directement dans cette capitale par la nouvelle du mariage. Parmi les Russes qui avaient désiré le choix de la grande-duchesse, plus l'espoir avait été vif, plus la déception fut profonde, et le dépit se tourna en colère contre le gouvernement, coupable d'avoir laissé échapper l'occasion de fixer la bienveillance de Napoléon et de s'assurer d'incontestables avantages. En particulier, il y eut contre l'Impératrice mère une explosion de propos amers et presque insultants; c'étaient l'entêtement de cette princesse, ses préventions aveugles, qui avaient fait tout le mal: «Ce mariage, écrivait Caulaincourt à Talleyrand, fait ici une drôle de révolution; les plus grognons, les plus opposés au système, jettent la pierre à l'Impératrice mère 402.....» Par une contradiction singulière, les Russes se mettaient à vanter les avantages de l'alliance française, si dépréciée jadis; chacun s'avisait de devenir Français, quand la France s'éloignait, et comme cette sympathie à contre-temps s'exprimait par des regrets désolés, de sombres prévisions, des pronostics sinistres, elle achevait de convaincre Alexandre que Napoléon s'était écarté de lui et ne nourrissait plus à son égard que desseins hostiles 403.

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