Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Ces précautions ne l'empêchaient point de conserver scrupuleusement et à tout propos le langage de l'alliance. Il crut devoir au cabinet de Pétersbourg une explication directe sur les motifs qui l'avaient amené à modifier le traité. Le 12 février, Champagny écrivit de ce chef à Roumiantsof, et ce lui fut une occasion de revenir sur le mariage avec Marie-Louise, de réitérer avec plus de force ses précédentes déclarations, d'affirmer que l'Empereur restait inébranlablement fidèle à la Russie et n'épousait pas l'Autriche avec l'archiduchesse. Longuement, le ministre déduisait toutes les raisons de nature à assurer l'immutabilité de notre politique: «L'Empereur, disait-il, tient à l'empereur Alexandre par sentiment, par principe, par conviction des heureux effets de l'alliance pour toute l'Europe, et Sa Majesté a voulu que dans cette circonstance je vous fisse connaître d'une manière particulière ses intentions et ses vœux; ils n'ont qu'un objet, celui d'être toujours l'ami et l'allié de l'empereur Alexandre 387.»