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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Le contre-projet, libellé d'après ces indications, fut expédié à Caulaincourt le 10 février. Il n'était pas parti depuis quarante-huit heures que Napoléon, continuant à réfléchir, sentait le besoin d'ajouter encore une restriction et s'apercevait d'une omission à réparer. S'il maintient dans la forme qu'il juge admissible la concession faite à la Russie, cette concession lui pèse davantage. Surtout, il n'admet point qu'elle puisse être exploitée contre lui à Varsovie, chez le peuple qui lui redevient plus utile à mesure que la Russie s'éloigne. Le 12, il fait envoyer à l'ambassadeur un post-scriptum, un avis complémentaire: il est bien entendu, n'est-ce pas? que le traité restera secret, qu'aucune des deux parties n'aura la faculté de le publier, et Caulaincourt ne devra livrer l'acte qu'à cette condition 386. De cette manière, nul ne pourra prouver aux Varsoviens, pièces en main, que l'Empereur a fait marché d'eux et de leur avenir, détourner de lui leur fidélité et lui aliéner la Pologne. Cette arme qu'il aura peut-être à employer un jour contre une Russie hostile, il n'entend pas se la laisser d'avance briser entre les mains.

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