Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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--À vous la faute, répliqua l'Empereur, et soulevant le voile sur les négociations d'Erfurt, il indiqua que l'Autriche, sans paraître à la célèbre entrevue, en avait pour une bonne part déterminé les résultats: ses armements, ses manœuvres hostiles, son intention à peine déguisée de nous déclarer la guerre, en nous rendant indispensable le concours de la Russie, avaient été la cause des engagements pris avec cette puissance. L'Autriche avait elle-même fait son sort: elle devait à son attitude «la promesse qu'avait obtenue l'empereur Alexandre que lui, Napoléon, ne s'opposerait pas à la réunion des Principautés à la Russie 482». Il s'arrêta longuement sur ce point d'histoire, exprimant d'ailleurs le regret «d'avoir été jeté forcément hors de sa ligne, qui était infiniment plus conforme aux intérêts de l'Autriche et de la Porte qu'à ceux de la Russie 483». Mais tout ne pouvait-il se réparer? fit observer Metternich: le mal n'était point consommé, puisque les Russes n'avaient pas encore obtenu de la Porte un acte de cession; pourquoi ne point s'entendre, France et Autriche, pour intervenir aujourd'hui en Orient «et ménager une solution qui se rapprocherait autant que possible de l'état de choses existant avant la guerre»? En termes alambiqués, c'était demander à l'Empereur qu'il rétractât sa donation.