Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Puis, il n'était pas fâché que ses égards pour l'Impératrice eussent un témoin, qu'il en fût rendu compte à Vienne, que des traits, des particularités répétées à propos le fissent voir sous un nouveau jour et démentissent sa réputation d'homme terrible. Un matin, il donna rendez-vous à Metternich dans le salon de l'Impératrice; il les y laissa seuls, se retira en fermant la porte et en mettant la clef dans sa poche. Il revint au bout d'une heure et demanda en riant: «Eh bien, avez-vous bien causé? L'Impératrice a-t-elle dit bien du mal de moi? a-t-elle ri ou pleuré? Je ne vous en demande pas compte, ce sont vos secrets à vous deux, qui ne regardent pas un tiers, ce tiers fût-il même le mari.» Le lendemain, prenant Metternich à part, il voulut absolument savoir ce que l'Impératrice lui avait dit, et comme l'autre se défendait de répondre, le faisait languir: «L'Impératrice vous aura dit, reprit-il, qu'elle est heureuse avec moi, qu'elle n'a pas une plainte à former. J'espère que vous le direz à votre empereur, et il vous croira plus que d'autres 479.»