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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Surtout, Alexandre avait hâte d'être fixé; il désirait que Napoléon fût mis catégoriquement en demeure de se prononcer, et envoyait à Kourakine des instructions en conséquence. Pressé, aiguillonné par son gouvernement, le vieux prince devait s'arracher à son lit de douleur pour forcer la porte du duc de Cadore, demeuré à Paris pendant le voyage de l'Empereur, et solliciter une réponse qu'on avait ordre de ne point lui fournir; il accablait de ses visites le ministre qui n'avait rien à lui dire, le soumettait à un siège en règle, n'épargnait ni son temps ni ses peines, se livrait à des assauts dont il sortait épuisé, se jugeait héroïque et n'était que fatigant. Au retour de Flandre, qui eut lieu le 1er juin, Napoléon retrouva avec humeur cette triste et dolente figure, cet ambassadeur qui venait d'un air accablé tenir des propos importuns: il lui fit savoir par Champagny «que son voyage avait été tellement consacré aux soins de l'administration intérieure, qu'il s'était vu obligé de laisser de côté tout ce qui avait trait à la politique extérieure 476».

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