Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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À Pétersbourg, il en fut jugé autrement. Alexandre commençait d'éprouver un surcroît d'inquiétude en ne voyant point arriver de réponse à son nouvel envoi. Le message expédié de Laeken fut reçu avec politesse: l'officier qui en était porteur se vit comblé de prévenances; il fut même présenté à l'Impératrice mère, au château de Pavlosk, où l'apparition de l'uniforme français fit sensation; mais Caulaincourt découvrit vite que le Tsar et son ministre, prenant la lettre impériale pour un acte de pure bienséance, n'y trouvaient point matière à se rassurer. Comme moyen d'entente, la Russie s'en tenait à celui qu'elle avait itérativement proposé et n'en admettait pas d'autre: elle voulait son traité, le voulait tel qu'elle l'avait rédigé, et ne se faisait point faute de s'en exprimer avec une netteté courtoise: «C'est toujours la même insistance dans le fond, écrivait Caulaincourt, avec le même ton de conciliation dans les formes 475.»