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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Au fond, il oublie moins la Russie qu'il ne veut s'en donner l'apparence; il cherche toujours un moyen de contenter Alexandre à peu de frais et se flatte un instant de l'avoir découvert. Il n'avait pas encore remercié le Tsar pour les félicitations qu'il en avait reçues à propos de son mariage; dans sa lettre en réponse, qu'il data du château de Laeken, près Bruxelles, et qu'il fit très tendre, il glissa une allusion significative aux affaires de Pologne: «Monsieur mon frère, disait-il, Caulaincourt me fait connaître tout ce que Votre Majesté Impériale a bien voulu lui dire d'aimable à l'occasion de mon mariage. J'y ai reconnu les sentiments qu'elle veut bien me porter. Je la prie d'agréer tous mes remerciements. Mes sentiments pour elle sont invariables, comme les principes qui dirigent les relations de mon empire. Jamais Votre Majesté n'aura à se plaindre de la France. Les déclarations que j'ai faites en décembre dernier font tout le secret de ma politique: je les réitérerai toutes les fois que l'occasion s'en présentera. Je prie Votre Majesté de ne jamais douter de mon amitié et de la haute estime que je lui porte 474 .» En rappelant de la sorte ses précédentes affirmations au sujet de la Pologne, en s'offrant à les renouveler, il les confirmait dès à présent; une pareille lettre ne constituait-elle pas à elle seule une garantie et l'équivalent d'un traité?

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