Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Il se faisait bien venir aussi par quelques services, rendus à propos, propres à démontrer que l'Autriche, toute réduite et affaiblie qu'elle était, demeurait d'un utile secours et pouvait à sa manière aider son vainqueur. Dans la lutte indigne de lui qu'il poursuivait contre le chef de l'Église, Napoléon sentait parfois l'immensité de la faute commise; trop orgueilleux pour la réparer, pour rendre à Pie VII ses domaines envahis et ses droits usurpés, il espérait le fléchir par quelques concessions de détail, ménager l'apparence d'une transaction qui serait la soumission du pontife, terminer ainsi le conflit et éviter un schisme. Entre le Pape et l'Empereur, l'Autriche, puissance catholique, apparentée à la nouvelle maison de France, mais fille respectueuse du Saint-Siège, apparaissait comme une médiatrice désignée. Metternich eut l'art de se faire demander une démarche de conciliation et la promit. Elle n'aboutit point, mais fut portée comme une bonne note au compte de son gouvernement. Presque en même temps, Metternich offrait de mêler sa cour aux pourparlers avec l'Angleterre et de mettre la main à la pacification générale. Napoléon, qui essayait de prendre contact avec le cabinet de Londres par l'intermédiaire d'agents mystérieux, craignit de contrarier ces démarches par une négociation parallèle: il n'utilisa point les bons offices de l'Autriche, mais sut gré à cette puissance de les lui avoir proposés 470.