← Table of contents
Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

Reading edition

En fait, Marie-Louise plaisait à Napoléon; cette Allemande d'humeur placide, d'âme inférieure, mais douce, attentionnée, possédant, avec l'attrait de la jeunesse, l'apparence et les dehors de la sensibilité, répondait très suffisamment à ce qu'il exigeait d'une impératrice: d'ailleurs, par un mirage singulier, l'éclat de l'alliance lui faisait illusion sur les qualités de la personne, et son cœur s'attachait à la femme que sa politique et son ambition avaient choisie. Puis, il trouvait que la maison d'Autriche avait su faire preuve, dans toute cette affaire, de naturel, de goût, d'une cordialité déférente, et avait porté, jusque dans les moindres détails, une grande délicatesse de procédés: «On n'a oublié aucune nuance, disait-il, pour me rendre l'événement heureux du moment aussi doux et aussi agréable que possible 456.» En somme, il était content de la femme, content de la famille, content aussi du représentant extraordinaire que la cour de Vienne avait accrédité près de lui, en la personne du comte de Metternich.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings